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L’éthique du changement dans les organisations (3)

 (3): Comment rester éthique au milieu des contraintes et des tentations de la vie quotidienne ?

Juin 2012

 

Cet article est le dernier d’une série de trois articles consacrés aux problèmes éthiques auxquels on peut se trouver confronté lorsqu’on dirige ou promeut un changement dans une organisation.Plus largement, ces articles apportent un éclairage sur les questions éthiques liées au changement social en géneral.

Ce dernier et court article est consacré aux moyens de demeurer éthique (aux propres yeux des intéressés) au milieu des contraintes et des tentations de la vie quotidienne. Comme les précédents articles, il est fondé sur une recherche au cours de laquelle 31 praticiens, dirigeants et consultants, ont été interrogés. 

La plupart de ces personnes décrivent leur relation à l’éthique comme quelque chose qu’elles ressentent. Autrement dit, elles disent avoir une sorte de boussole éthique à l’intérieur d’elles-mêmes. Cependant, il leur est toujours possible de ne pas la consulter ou de perdre la connexion avec elle. Ceci peut arriver pour deux sortes de raisons: la pression des contraintes matérielles (gagner sa vie, construire sa carrière, amener de l’activité à son entreprise…) et la satisfaction de l’ego (apparaître comme une personne qui réussit).

Comment ces personnes se débrouillent-elles de ces contraintes et tentations ? Il y a deux principaux moyens.

Tout d’abord,  les temps de réflexion éthique; ils peuvent revêtir la forme de réflexion personnelle après des évènements particuliers ou bien de discussions avec des pairs, agissant comme superviseurs informels. Il s’agit toujours de temps de prise de recul par rapport à l’urgence de l’action, où l’on peut retrouver une certaine clarté, lorsque  la connexion avec sa boussole éthique a été brouillée.

Ensuite, le développement de la connaissance de soi et de la sagesse. L’éthique est souvent liée à l’intention derrière l’action; une certaine connaissance de soi est donc indispensable pour discerner ce que nous cherchons vraiment au travers d’une action ou d’une attitude.Un effort permanent vers d’avantage de sagesse est en outre nécessaire, c’est à dire une meilleure maîtrise de son ego, une plus grande capacité à accepter sa propre loi éthique  et à servir quelque chose de plus grand que soi. Tel n’est peut-être pas le but des personnes s’engageant dans un role d’agent de changement. Toujours est-il que la complexité du changement social requiert ( pour celles qui se sentent concernées) une profondeur d’approche de l’éthique qui appelle ce gain de connaissance de soi et de sagesse, un cadeau en quelque sorte sur leur chemin.

 

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Une version Word est disponible sur demande.  Le document n'est disponible qu'en anglais. 


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